Archive for octobre, 2009


En aout dernier, Pascale Bourassa publiait le Puits, aux Édition de la Grenouille Bleue.

Nouvelle imageMarie-Julie Gagnon l’a interviewée pour le magazine Clin d’œil.   Nous reproduisons en partie cette entrevue et le commentaire de la journaliste.

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Pedigree : «J’ai fait une maîtrise en création littéraire à l’UQAM.  Après avoir déménagé en Alberta, j’ai étudié pendant deux ans à la Faculté Saint-Jean, à Edmonton pour obtenir mon brevet d’enseignement. Je suis professeure à la première année en immersion française.»

Pourquoi écris-tu ? : «J’écris pour le plaisir. J’aime m’enfermer dans une petite pièce et inventer une vie à mes personnages. C’est comme vivre à travers ses fantasmes ou vivre un rêve éveillé.»

Pourquoi as-tu choisi le roman historique ? : «Mon roman n’est pas vraiment historique, car il ne relate pas des faits de l’histoire. Je le qualifierais plutôt de roman psychologique, car la trame repose sur les impressions et les émotions des personnages.»

Alors, pourquoi avoir choisi une histoire qui se déroule au siècle passé  ? : «Je ne sais pas. On dirait que cela allait de soi en raison de l’histoire que je voulais raconter avec mes personnages. Je crois que mes personnages n’auraient pas pu naître à une autre époque…»

Qui sont tes auteurs favoris ? : «Parmi les auteurs québécois, j’aime beaucoup Anne Hébert, qui a un style d’écriture admirable. J’apprécie aussi Gabrielle Roy, qui sait si bien raconter la quotidienneté. Chez les auteurs à l’étranger, j’adore John Irving ; son monde imaginaire et coloré me fascine. J’aime aussi les auteurs anglais notamment Marguerite Atwood et Joyce Carol Oates, qui savent si bien dépeindre les émotions de leurs personnages. Parmi les classiques, j’aime Milan Kundera, Victor Hugo et Marguerite Duras. Je pourrais en nommer bien d’autres…»

Comment décrirais-tu ton style ? : «J’ai une écriture « automatique »: je m’assois à mon bureau sans avoir d’idée en tête et j’écris ce qui me vient, tout simplement. Mon style tend vers le poétique et brise un peu les règles de la syntaxe; c’est comme une litanie où les points sont quasi inexistants.»

As-tu un rituel d’écriture ? : «J’écris mon premier jet à la main. Je trouve que l’écriture coule plus facilement en suivant un rythme. Ensuite, je retranscris mes quelques pages à l’ordinateur. Je relis le tout en arrangeant les phrases et en corrigeant les fautes. N’essayez pas de lire mon brouillon : j’ai moi-même de la difficulté à me relire. Je n’écris pas assez vite pour toutes les idées qui surgissent.»

Pourquoi sortir un premier livre maintenant ? : «J’écris depuis que je suis toute petite, mais je n’avais jamais achevé quelque chose qui avait assez d’envergure pour être publié. Je me suis rendu compte qu’il faut énormément de persévérance pour écrire un roman.»

De quelle phrase du livre es-tu le plus fière ? : «Je crois que ce sont celles qui sont en italique dans le livre, car je me laisse vraiment aller dans cette écriture, je trouve que ce sont des parties vraiment poétiques.»

Qu’est-ce qui t’inspire ? : «J’aime m’inspirer des caractères et des comportements des personnes. Je m’inspire surtout des situations hors normes, par exemple quand quelqu’un réagit d’une manière interdite ou en dehors des normes de la société.»

Qu’est-ce que ça te fait de tenir ton premier roman dans tes mains ? : «C’est extraordinaire, mais j’ai aussi dû faire mon deuil, car j’ai perdu une partie de moi que j’ai partagée avec tout le monde: une partie de moi qui sera peut-être vilipendée par les critiques… ou qui sera jugée d’une manière ou d’une autre. C’est un peu soi-même qui est jugé.»

Pourquoi devrait-on acheter ton bouquin ? : «Pourquoi pas? Pour encourager une nouvelle auteure, pour lire une bonne histoire, pour le plaisir… Je ne suis pas vendeuse du tout!»

Quel est ton rêve d’auteure ? : «Continuer à écrire, à avoir du plaisir, à être publiée et à être lue.»

Critique :

J’ai commencé la lecture à reculons, n’étant pas particulièrement enthousiaste à l’idée de me plonger dans un récit se déroulant au début du XXe Nouvelle imagesiècle, en milieu rural. Au bout de quelques pages, j’ai dû me rendre à l’évidence : j’étais complètement absorbée par l’histoire d’Albertine et d’Angélique, deux soeurs à l’esprit libre, et fascinée par la capacité de l’auteure à se mettre dans la peau de chacun de ses personnages. Le désir, le refoulement, la frustration: les émotions sont omniprésentes, intenses et étouffantes. La force du récit repose d’ailleurs sur ces émotions qui surgissent au détour d’une description: «Il avait le dos nu, bronzé, il avait les épaules musclées, de petites gouttes de sueur sur le dos, qui semblaient de petites perles de pluie ou des larmes qui coulaient sur le dos, un dos nu qui pleurait, un dos triste qu’on aurait voulu caresser.» Un récit d’une grande profondeur, brillant et fichtrement bien ficelé, qu’on porte en soi un bon moment une fois la lecture terminée.


oct 26

La chroniqueuse littéraire de LBR, Loube,  a lu et aimé le roman d’Yves Chevrier :

« Pourquoi je n’ai pas pleuré mon frère » d’Yves Chevrier, un roman au style particulier.

Il y a de ces livres qui nous attirent moins que d’autres, et pourtant…

- / LBR.ca / – Que ce soit à cause du titre, de la couverture, de la calligraphie ou encore du résumé du quatrième de couverture, il y a de ces livres qui nous attirent moins que d’autres et, souventes fois, après les avoir lus, on est bien heureux de l’avoir fait.

C’est ce qui m’est arrivé avec ce livre d’Yves Chevrier « Pourquoi je n’ai pas pleuré mon frère ». J’hésitais… peu de dialogues, beaucoup de réflexion, un texte dense, le personnage central se voit confronter à une maladie mortelle. Finalement, ce fût une bonne lecture, un livre très actuel, d’un tel réalisme désarmant, bouleversant par moments. En somme, un livre qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Oui, certains passages sont plus difficiles que d’autres, mais c’est conforme à la vie. La Vie, qui même si elle est belle, a souvent des soubresauts, des hauts et des bas. Mais, elle est si belle la Vie, qu’il faut en profiter, la savourer à chaque instant. À l’aube de la retraite, c’est à cette réflexion que m’a amenée ce roman.20091024114513chevrier_1_24102009

L’histoire : l’existence de Félix est complètement bouleversé. Guillaume, son fils unique, à qui il a voulu transmettre de bonnes bases et des valeurs essentielles, est membre d’une secte terroriste active et est disparu. Où est-il ? Que fait-il ? Est-il en danger ? Il devient alors primordial à Félix de partir à sa recherche. Au moment où il entreprend les premières démarches, ce dernier reçoit de son médecin, un diagnostique de maladie incurable. La mort sournoisement fera son œuvre dans quelques mois à peine. Urgence de retrouver Guillaume qu’il aime par-dessus tout. Il veut l’aider, le comprendre, mais surtout lui dire qu’il l’aime.

Et voilà, l’essence même de ce roman d’une grande intensité où, non seulement la relation père/fils est à l’avant-plan, mais aussi tout ce qui est de Félix lui-même, ses peurs, ses craintes, ses démons.

En terminant, un petit mot sur la maison d’éditions « Grenouille bleue » qui vient de voir le jour il y a quelques mois seulement. C’est l’écrivain Alain Gagnon (nul besoin de faire la présentation de ce prolifique auteur) qui est en charge de la direction littéraire de cette dernière. Voici un extrait du communiqué de presse sur la présentation de leur mission. « Notre mission est très simple, déclare Alain Gagnon, mais aussi très exigeante : publier dans un format original et attrayant des ouvrages qui viendront enrichir la littérature et la culture d’ici ».

Voici d’autres auteurs publiés chez Grenouille bleue : Pascale Bourassa (Le puits), Frédéric Gagnon (Nirvana Blues), Dany Tremblay (Tous les chemin mènent à l’ombre).

TITRE : Pourquoi je n’ai pas pleuré mon frère

AUTEUR: Yves Chevrier

ÉDITIONS: Grenouille bleue

PAGES : 256 pages

FORMAT : 5 x 9 »

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Loube : La lecture, un passe-temps, une passion !

bergelou@hotmail.com

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oct 23

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Quelques extraits de la sagace analyse que l’auteure Dominique Blondeau a fait du recueil de nouvelles de Dany Tremblay.

« Premier recueil de nouvelles publié aux Éditions de la Grenouille bleue, qui ont vu le jour au début de 2009. On se réjouit qu’un lieu inédit se consacre aux livres. Qu’un éditeur ait le courage d’affronter des temps difficiles pour publier des œuvres elles aussi inédites ! Pour saluer l’entrée de cette maison dans le milieu établi de l’édition, on a choisi de parler des histoires de Dany Tremblay, Tous les chemins mènent à l’ombre.

« Divisées en six parties, vingt-quatre nouvelles grinçantes et cruelles nous sont proposées par l’auteure : du commencement du jour à la nuit terrestre, alors que les deux dernières nous emportent ailleurs. « Autres espaces-temps » où deux enfants tentent de défendre un monde familier en train de leur échapper, l’un submergé par la mer, l’autre envahi par les touristes… Interprétation personnelle, les deux histoires ouvrant diverses avenues où l’eau joue un rôle primordial. Plus proches de nous des femmes se racontent, livrant au lecteur un moment fatidique de leur existence. Souvent tributaires d’un faux pas qui les a précipitées dans une zone ombrée, comme enterrées vivantes dans une fosse qu’elles creusent de leurs mains malhabiles. Femmes terriblement lucides, offertes aux circonstances outrageantes ; ce sont des victimes en proie à des démons inaptes à soutenir la lumière. Quelques hommes interviennent, dont le destin varie peu de celui de leurs consœurs. L’un d’eux sera réduit à un personnage de papier, dévoré par l’amour qu’il éprouve pour une femme. Autrui se trouvera prisonnier du chantage exercé par son amoureuse enfermée dans une chambre d’hôpital. De graves malentendus opposent les uns et les autres. Des hommes violent, assassinent. Des femmes se vengent de la brutalité de leur compagnon ; elles voient rouge, couleur du sang dans des draps. Certaines que gouvernent de sombres idées se résignent à l’étroitesse que fomente la vie, percluses dans un univers où seuls d’infimes regards s’échangent, se confondent, parfois se comprennent mal.dany

« Parmi les histoires qui nous ont le plus touchée, nommons Bessi Beque, Accessoire, La fille d’Annie, Fêlure. Elles ont en commun une idée de meurtre que les protagonistes essaieront de repousser en continuant d’exister, et de vivre, comme si de rien n’était. De ce point de vue, Fêlure donne le frisson. La nouvelle Au bord de la fenêtre ravive les souvenirs d’une fillette traumatisée par « les visites de l’homme dans sa chambre » ; nulle porte de sortie sauf celle d’un placard se bouclant de l’intérieur. Une nouvelle barbare, Par deux fois, nous met en face d’un enfant qui, malgré lui, a massacré un écureuil et des chatons. L’homme qu’il est devenu se remémore les faits répugnants au chevet de son père mourant.  (…)

« Le désespoir, la mort enveloppent les vingt-quatre situations se déroulant dans un cadre urbain ou marin. Il n’empêche que les personnages, portés par de petites renaissances, nous ressemblent. Ils auraient préféré que les événements soient différents mais leur vie propre en a décidé autrement. Aucune indulgence ne leur sera accordée, hommes et femmes devant assumer leur choix, se dépêtrer de leur dilemme, alternative camouflée dans l’obscurité de leur mémoire. Le ton est défini par le biais d’un langage parlé, enrichi de phrases incisives, de mots précis, jamais inutiles, d’où un très bel équilibre dans l’organisation des textes. Émerger des malheurs de chacun et de chacune, c’est rencontrer un pan de lumière que Dany Tremblay parsème de sorte que l’ombre néfaste soit à son tour aveuglée par des yeux qui se dessillent, forçant à regarder au-delà de l’horizon bouché par des édifices ou celui délimitant le ciel et la mer.

« À lire pour découvrir une auteure qui n’en étant pas à ses premières armes, s’impose avec originalité parmi les nouvellistes les plus imaginatives. »

(Romancière et nouvelliste, Dominique Blondeau fait des études de philosophie en France et d’informatique au Maroc où elle a été programmeur. Elle arrive à Montréal en 1969 et devient pigiste pour Radio-Canada. Elle publie son premier roman dès 1970. Depuis 1989, elle est membre du comité de rédaction de la revue Arcade. Elle collabore également à la revue Moebius. Depuis 2007, elle écrit régulièrement des critiques de romans et de nouvelles sur son blog littéraire.
Dominique Blondeau a reçu le Prix France-Québec 1986, pour Un homme foudroyé et une mention spéciale à ce même prix, en 1990, pour son ouvrage Destins. La Meilleure Plume XYZ 1997 lui a également été décernée pour sa nouvelle La féline. ) (Extrait du site de l’UNEQ)

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Frédéric1Version abrégée et modifiée du questionnaire de Proust

1. Le principal trait de mon caractère :

Tenace.

2. La qualité que je préfère chez les autres :

La délicatesse.

3. Mon principal défaut :

Je réponds aux questionnaires.

5. Ma principale qualité :

La patience.

6. Mon occupation préférée :

Rêver.

7. Mon rêve de bonheur :

Rêver mieux.

8. Quel serait mon plus grand malheur ?

Perdre tout contrôle sur ma propre existence.

9. À part moi-même, qui voudrais-je être ?

Celui que je serai peut-être.

10. Le pays où j’aimerais vivre :

Celui où je ne serais pas étranger.

11. La couleur que je préfère :

C’est la qualité de la lumière qui décide de celle d’une couleur.

12. La fleur que je préfère :

La fleur d’immortalité.

13. L’oiseau que je préfère :

L’outarde.

14. Mes auteurs favoris en prose :

Lawrence Durrell (j’ai lu avec bonheur Le quatuor d’Alexandrie.  Cette lecture, comme celle du manuscrit de Sanctuary, fut l’occasion de réflexions sur le temps).  Hubert Aquin (j’ai lu Prochain épisode à 13 ans et ne m’en suis jamais remis).  William Faulkner (spécialement Le bruit et la fureur et Lumière d’août).  Drieu La Rochelle (une influence majeure durant l’adolescence).  Philip K. Dick (je ne l’avais pas lu quand j’ai écrit la première version de Nirvana blues. Je suis aujourd’hui persuadé que certaines de ses œuvres sont parmi les plus importantes du vingtième siècle – spécialement Siva).  Jack Kerouac (comment ne pas aimer Jack que j’ai découvert vers l’âge de quinze ans).  John Fante (découvert à l’hiver 2008, longtemps après avoir écrit Nirvana blues, grâce à Nicolas Bednarz).  Il y a également un roman américain récent, d’une beauté bouleversante, que j’ai découvert à l’été 2008, Northline de Willy Vlautin.

15. Mes poètes préférés :

Homère.  Baudelaire.  Rimbaud et Verlaine, que j’ai beaucoup lus durant l’adolescence et que, je l’avoue, j’ai beaucoup oubliés.  Lautréamont. Nietzsche.  Tous ceux qui ont lu le Zarathoustra savent que Nietzsche était un immense poète.  J’aimerais bien pouvoir le lire dans sa langue, tout comme Hölderlin.  Il y a aussi Denis Vanier que j’ai découvert longtemps après avoir écrit Nirvana blues.  C’est un poète (hélas trop tôt disparu) que je lis depuis deux ans avec beaucoup de sympathie.

16.  Mes héros et héroïnes de fiction :

Œdipe. Ulysse.  Hamlet.  Perceval.  Quentin Compson (dans Le bruit et la fureur de Faulkner).  Caddy (toujours dans Le bruit et la fureur). Christine (dans L’antiphonaire d’Hubert Aquin).  Travis Bickel (dans le film Taxi driver de Scorsese, film que je n’avais pas vu quand j’ai conçu Nirvana blues mais qui marqua le reste de ma vie).  Justine (celle de Durrell). Le narrateur de Prochain Épisode.  Dirk Raspe (personnage des Mémoires de Dirk Raspe de Drieu La Rochelle).  Horselover Fat (dans Siva de Philip K.Dick).  Arturo Bandini (personnage de Fante).

17. Mes musiciens ou chanteurs préférés :

Mozart.  Beethoven.  Verdi.  Vivaldi.  Jean-Sébastien Bach.  Les Psycho Riders et les Doors.

19. Mes peintres ou sculpteurs préférés :Nouvelle image (1)

Botticelli.  Riopelle.  Van Gogh.

20. Mes héros et héroïnes dans la vie contemporaine :

Ceux qui voient le monde autrement et persévèrent.

22. Mes héros et héroïnes dans l’histoire :

Même réponse qu’à la dernière question.

23. Ce que je déteste le plus :

Les gens qui n’ont pas de tact.

24. Le personnage historique qui m’est le plus antipathique :

Pierre Elliott Trudeau.

25. Le don de la nature que j’aimerais avoir :

Pourquoi n’en désirer qu’un seul ?

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oct 16

Edenpics-com_005-098-Grenouille-bleue-Dendrobate-Bleu-appelee-aussi-Dendrobate-azureus« Nouvellement arrivée dans le monde de l’édition québécoise, la Grenouille Bleue compte se tailler une place bien à elle. » Voilà le titre qui coiffait l’article de ]ulie Côté, rédactrice culturelle à l’hebdomadaire francophone Le Délit de l’université McGill.

Nous en citons quelques extraits :

« Ayant déjà publié quelques titres aux Éditions du CRAM, Alain Gagnon a souhaité offrir une place de choix aux auteurs de fiction, et s’est donc affilié à cette maison d’édition pour concrétiser son projet. Considérée comme une branche indépendante des Éditions du CRAM, la Grenouille Bleue espère bien donner la chan­ce aux auteurs d’expérimenter dans la fiction pour mieux enri­chir la culture d’ici. En entrevue au téléphone, M. Gagnon insiste :  « Il ne s’agit pas que de simplement donner une place aux auteurs de fiction, mais plutôt de les mettre de l’avant », ce qui explique le choix de mettre en évidence le nom des auteurs prioritairement aux titres sur la couverture des livres. Si l’on reproche souvent aux mai­sons d’édition d’oublier l’auteur derrière l’œuvre, Alain Gagnon entend faire en sorte que ce re­proche ne puisse étre adressé à la Grenouille Bleue. »

« Sur tous les points, la nouvel­le maison d’édition n’aspire à rien de moins qu’à faire mieux que tout le monde, comme nous le dit humoristiquement M. Gagnon. Et cette intention semble se concré­tiser, à voir les cinq premiers titres publiés depuis août dernier. Rien n’a été laissé au hasard : la qualité doit transparaître autant dans le contenu que sur la couverture, une nécessité dans le marché ac­tuel mais, surtout, la base de la philosophie de la maison. »

Aux quatre coins de la province

« Qui a dit que la littérature québécoise devait absolument se faire à Montréal ? Alain Gagnon compte bien aller à l’encontre de cette idée populaire selon laquelle la culture québécoise réside uni­quement dans la métropole. À juste preuve, il vit lui-même au Saguenay, tandis que le reste de l’équipe est éparpillé dans l’en­semble des régions du Québec (…). Comme M. Gagnon nous le précise, ce genre d’entreprise étant mainte­nant possible grâce à la technolo­gie, pourquoi ne pas en profiter ? »

« D’ici-là, ne manquez pas d’aller feuilleter les cinq premiers titres de la Grenouille Bleue en librairie. La maison sera du pro­chain Salon du livre de Montréal, en novembre : vous aurez donc la chance de faire la rencontre de la sympathique grenouille du milieu littéraire québécois. »

Remerciements à Julie Côté pour ce coup de chapeau dans notre direction.

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oct 12

Pour tous les auteur actuels, futurs et potentiels des Éditions de la grenouille bleue… Et pour les autres !

Radio-Canada nous revient avec ses prix qui valent financièrement et autrement que l’on s’y intéresse.

DATE LIMITE : 1er novembre !

Voici ce que l’on retrouve à la page d’accueil du concours :

« À vos marques, prêts, écrivez!

« Laissez-vous gagner par l’écriture! La compétition des Prix littéraires Radio-Canada 2009 est à présent ouverte. Envoyez-nous une nouvelle, un poème ou un récit non publié, avant le 1er novembre 2009.

« Les prix

« Le concours des Prix littéraires Radio-Canada est le seul à récompenser des œuvres originales et inédites dans les deux langues officielles. Il comprend trois catégories : nouvelle, poésie et récit. Ces prix sont présentés en partenariat avec le Conseil des Arts du Canada et le magazine enRoute d’Air Canada. Le Conseil des Arts remet 60 000 $ en prix aux 12 lauréats (six dans chacune des langues officielles). Les Premiers et Seconds Prix dans chacune des catégories recevront respectivement 6000 $ et 4000 $. La publication des œuvres dans le magazine enRoute garantit aux gagnants un million de lecteurs mensuels et Radio-Canada offre une visibilité aux gagnants et à leur œuvres sur l’une ou l’autre de ses plateformes. »

Voici les lauréats francophones des Prix littéraires Radio-Canada 2008 :

Dans la catégorie Nouvelle
1er prix: Money express de Bianca Joubert (Montréal)
2e prix: À la pêche de Jean-Sébastien Trudel (Québec)

Dans la catégorie Récit
1er prix: Sonam de Jonathan Harnois (Îles-de-la-Madeleine)
2e prix: Blou sued chouz de Guy Lalancette (Chibougamau)

Dans la catégorie Poésie
1er prix: Six heures vingt de Judy Quinn (Saint-Raphaël)
2e prix: Je demande pardon à l’espèce qui brille de Martine Audet (Montréal)

Pour plus de détails : http://www.radio-canada.ca/prixlitteraires/francais/index.shtml

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L’auteur Guy Lalancette

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gui_passeportGuillaume P. Lavigne est bachelier en administration des affaires de l’UQÀM.  De plus, il a suivi avec succès une formation professionnelle en relation d’aide psychologique et plusieurs formations spécialisées, notamment en gestion générale, en gestion financière et en gestion immobilière. Il a contribué au succès de plusieurs entreprises et de fondations en siégeant de façon efficace à leur conseil d’administration.  Son expérience des affaires s’étale sur une vingtaine d’années. Il dirige avec brio plusieurs holdings et fiducies, une maison d’édition, deux centres de formation spécialisée ainsi qu’un regroupement de gestion immobilière.

Son titre officiel est vice-président et directeur général du GROUPE CRAM / Montréal, un holding regroupant sept entreprises, dont Les Éditions du CRAM à l’intérieur desquelles nous retrouvons les Éditions Porte-Bonheur et les Éditions  de la grenouille bleue.

Sa diplomatie et son entregent lui permettent de naviguer entre toutes ses tâches et responsabilités sans heurter d’écueils financiers et en maintenant d’excellentes relations avec ses collaborateurs.



Pour le premier Prix Poésie du Salon du livre ( SLSJ), le jury a retenu (ex-æquo avec Nouvelle image (1)Maniérisme le Diable de Kim Doré) Les versets du pluriel d’Alain Gagnon, ouvrage paru aux éditions Triptyque en septembre 2008. C’est la troisième fois que ce poète, directeur littéraire de la Grenouille bleue,  remporte le Prix Poésie du Salon du livre. En 2004, il le remportait pour son recueil de poèmes Ces oiseaux de mémoire (Loup de Gouttière), en 2006, pour L’espace de la musique (Triptyque) et en 2009 pour Les versets du pluriel (Triptyque). À deux reprises, il a aussi remporté le Prix fiction-roman de ce même Salon, soit  en 1996 et en 1998, pour ses ouvrages Sud et Thomas K, tous deux publiés à la Pleine Lune.

Voici ce que dit le jury des Versets du pluriel : « Ce recueil de textes brefs ciselés de main de maître est un hymne à ces instants sacrés où l’homme, à force de patience attentive, parvient à tendre l’écho de sa voix et le tracé que son écriture lui donne aux appels de la nature et à l’enchantement du lieu. Alain Gagnon arpente le réel, à l’affût de la grâce de vivre, l’œil allumé par un vol, une vaguelette, un rai de lumière. Évoquant par petites touches des atmosphères, des éclairages, des sons et des couleurs, il cartographie un monde où l’homme s’enchevêtre avec joie au paysage dans la beauté chaleureuse d’un pluriel retrouvé. Une célébration éblouie de la vie par un grand écrivain en pleine possession de ses moyens. »

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