Archive for novembre, 2009

À la prochaine fois…

posted by Alain Gagnon
nov 27

Chères amies et chers amis,

Le 30 novembre prochain, pour des raisons hors de mon contrôle, je quitterai le poste de directeur littéraire et d’éditeur associé à la Grenouille Bleue.  Ceci est donc ma dernière entrée dans ce blogue.  Monsieur Pierre Lavigne que j’ai déjà eu l’occasion de vous présenter, prendra la relève.

Je tiens à remercier tous ceux avec qui j’ai transigé au cours de ces derniers mois : lecteurs, auteurs, réviseurs, graphiste…  Tous ont fait preuve à mon égard d’esprit de collaboration et d’une gentillesse peu commune.

À la prochaine fois,

Alain Gagnon

PS : À partir du 1er décembre, vous pourrez me visiter sur mon blogue : Le Chat Qui Louche : http://maykan.wordpress.com/


nov 14

Propos pour Jacob, essai, Alain Gagnon…

LE LIVRE :

Nouvelle image (2)Alain Gagnon est un écrivain prolifique et un grand lecteur.  Il a fréquenté assidûment romanciers, poètes, essayistes, mystiques et philosophes en provenance de toutes les civilisations.

Dans ces Propos, il s’adresse à son petit-fils Jacob.  Il veut partager avec lui toutes ces richesses culturelles qu’il a accumulées.  Il l’entretient sur les grandes interrogations humaines : la vie,  la mort, le temps, l’origine de l’espèce humaine, son histoire mythique et sa destinée ;  il élabore aussi sur la nature de Dieu et, surtout, sur la nature et le rôle des dieux.  Tour à tour, il s’appuie, notamment, sur maître Eckhart, Hegel, Heidegger, Teilhard de Chardin, Aurobindo et l’empereur philosophe Marc-Aurèle à qui il voue un véritable culte.

Un extrait du prologue explicite l’intention de l’auteur : « À ma mort, je ne te laisserai rien ou si peu. Je serai pauvre. Par paresse, manque de discipline,  insouciance et aptitude aux plaisirs, mes comptes en banque seront vides ou presque. Cet ouvrage te tiendra lieu de legs. Ne sois pas trop déçu. Je t’ai aimé comme personne, et j’espère me faire pardonner en t’offrant ce qui m’est le plus cher : sur quelques pages, ces intuitions puisées dans l’héritage commun et en moi-même, parfois. Si tu en tires quelque profit, je serai moins mort, et tu seras peut-être un peu plus vivant.

« Les chapitres qui suivent sont brefs. Je m’efforce aux phrases simples, qui ont des pieds et des mains, c’est-à-dire, je l’espère, utiles. »

L’AUTEUR :

Auteur prolifique, d’une forte originalité thématique et formelle, Alain Gagnon, ce marginal de nos lettres, a publié, au printemps 2009, son Nouvelle image (1)trente-quatrième ouvrage de fiction.  À deux reprises, il a remporté le Prix fiction-roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean, soit  en 1996 et en 1998 pour ses ouvrages Sud et Thomas K. Il a également remporté le Prix poésie du même Salon, en 2004, pour son recueil de poèmes Ces oiseaux de mémoire, en 2006, pour L’espace de la musique et, en 2009, pour Les versets du pluriel.   En 1985, il avait déjà obtenu le Prix de la BCP pour Le gardien des glaces.  Il a été le président fondateur de l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie (APES) et responsable du projet des collectifs Un Lac, un Fjord, 1, 2 et 3.  Il déteste la rectitude politique et croit que la seule littérature valable est celle qui bouscule, dérange, modifie les paysages intérieurs  – à la fois du créateur et des lecteurs. Depuis novembre 2008, il  a joué le rôle de directeur littéraire aux Éditions de la grenouille bleue, une nouvelle maison liée aux Éditions du CRAM et qui se consacre à la littérature québécoise.

Commentaires :

Dans cet ouvrage, l’auteur explique des réalités complexes qu’il rend accessibles à tous.  Un véritable pédagogue nous prend par la main et nous fait pénétrer les arcanes de l’histoire connue et moins connue de l’humanité.  De grands penseurs, comme Aurobindo, Teilhard de Chardin, Marc-Aurèle et autres…  nous y sont présentés avec une simplicité complice.


nov 12

Février 2010, Patrick Dion nous offre un roman, Fol allié, qui promet de faire des vagues…

Après une rupture particulièrement pénible, Éric, trente ans, revisite sa vie en flashs-backs et tente de comprendre ce qui l’a amené à saccager Nouvelle image (1)volontairement ce grand amour.

Fol allié, c’est l’histoire d’un amour perdu et de la déchéance qui s’en suit. C’est la folie quotidienne des peurs et des douleurs à surmonter, des longues minutes à essayer d’y comprendre quelque chose, des jours à en baver, à se sentir incapable de mettre un pied devant l’autre.  Fol allié, c’est un roman sur l’autodestruction, sur les moyens que l’on utilise parfois pour pulvériser le bonheur quand la vie est trop belle pour être vraie. C’est un cri d’enfant blessé par l’absence morale du père, un exorcisme de démons intérieurs tenaces, une histoire de regrets amers, d’avancées à coups d’essais et d’erreurs. Mais c’est aussi une histoire bercée de complicité, gonflée de passion, teintée d’humour noir, jaune, bleu et mauve, le tout porté par une évidente fureur de vivre dans une atmosphère hyperurbaine de bars, de cafés, de rues et de ruelles que hantent des personnages poignants de vérité.

On a rarement mis en mots de façon aussi convaincante les blessures d’amour masculines dans la littérature québécoise. Patrick peint en noir et rouge.  Sans fioritures. Le résultat choque, fait rire et bouleverse.

Patrick Dion, l’auteur

Pat_coul_(2912x4368)Patrick Dion est né dans  la  grande banlieue lavalloise et il y a passé son enfance. Il habite maintenant Montréal. Depuis toujours, il aime toucher à tout. Il a été technicien, représentant, informaticien, sportif, comédien, guitariste, animateur à la radio, recherchiste à la télévision, journaliste et chroniqueur.

Pionnier de la blogosphère québécoise (il tient un blogue depuis 2002), il a conçu et animé l’émission littéraire radiophonique Mal de blog sur les ondes de CISM en 2005 et 2006. Il a également tenu, de juin 2007 à septembre 2008, une chronique sur l’univers des blogues sur le portail Branchez-vous.com. Il sévit toujours au guide des webtélés québécoises, WebTV Hebdo.

Un certain soir de l’été 2003, alors qu’il entamait Borderline de Sissi Labrèche, la déflagration se produisit. Incapable de contrer le flot d’idées qui l’envahissait, il se leva de son lit, s’assit à l’ordinateur et écrivit plusieurs heures. Une trentaine pour être précis. Il venait de trouver sa voie.

Commentaires :

Un style cru, direct et sans gants blancs ;  une joute où s’amusent les mots,  où rebondissent les événements inattendus et où défilent des personnages de tous âges, poignants de vérité ;  un décor urbain de bars, de cafés, de boutiques et de meublés où les lecteurs reconnaîtront leur quotidien.  Un auteur dont on n’a pas fini de parler….

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2009 tire a sa fin.  Elle fut pour les Éditions de la grenouille bleue une année de naissance.  2010 nous promet de nouveaux ouvrages et de nouveaux auteurs, dont François Vadeboncœur qui nous offre ce roman : Maria De Colores.

François Vadeboncœur

24François Vadeboncœur est né à Trois-Rivières, ville d’histoire et de culture, au confluent du Saint-Maurice et du Saint-Laurent. Détenteur d’un baccalauréat en pédagogie de l’université Laval et d’un brevet en enseignement du français au niveau secondaire, il quitte le monde scolaire après deux années d’exercice et opte pour une carrière à titre de conseiller en sécurité financière. Au fil des ans, ce sont les Jean de La Fontaine, Hugo, Pagnol, Daudet, Marie Noël, Nelligan, Leclerc, Gabrielle Roy et autres auteurs de renom, qui meubleront ses heures de lecture. L’écrivain qui sommeille en lui s’exerce à l’écriture dès que ses activités professionnelles et familiales le lui permettent, et ce depuis sa prime jeunesse : poésie, nouvelles, essais, romans, chansons, récits, légendes et contes divers. Vadeboncœur est à découvrir comme on découvre un vin affiné par les ans.  Une voix nouvelle, originale dans notre paysage littéraire.

Le roman :

Ce roman décrit l’irruption de la lumière vive et ses conséquences dans une vie obscure, dans un quotidien que le mot banal n’arrive pas à décrire.

Maria, une jeune femme aveugle, vit un deuil profond. Comme un abandon. Un terrible accident. Son père est mort, son frère est mort, sa mère aussi. Ou presque. Pendant une intervention chirurgicale, à la suite de cet événement, elle vivra une expérience de lumière. Puis, la voilà contrainte de quitter la résidence familiale pour emménager dans un immeuble d’habitation insonorisé et tout en béton  du centre-ville.  Nouvelle imageDepuis, Maria a pour désennui la fréquentation quasi quotidienne du McDo d’en face où elle tente de noyer sa solitude dans celles des autres, café après café. Plein de monde, plein d’odeurs, plein de petits bonheurs qui s’effritent là-dedans : des vieux, des moins vieux, des papas, des mamans, et toute une ribambelle d’obèses en devenir qui quémandent leur chausson aux pommes chaud.

Mais un souvenir soutient l’espoir de Maria : dans les minutes qui ont suivi l’accident, elle a vu… Comme un don, une destinée. Plein de lumière, de couleurs là-dedans !

Extraits :

« Cette chaleur nébuleuse m’est plus que douce, heureuse. Une idée. Une seule. M’y fondre. M’y dissoudre. Il fait si bon être ici. Tout est lumière. Blanche lumière. Immaculée. Comme neige. C’est beau la neige, papa ?

— Oui. (…) »

« Dans cette lumière où je me trouve, et où il fait si bon, je les aperçois distinctement, sans être aveuglée. Comme ça. Comme un don. Une béatitude.

« Une voix, une voix que je ne connais pas, murmure à mon oreille. On dirait qu’elle vient de la lumière. Quand elle s’est révélée, et qu’elle s’est adressée à moi, je ne me rendais pas compte de ce qui se passait, mais là, j’en suis certaine, la lumière est parole. Non, cette voix est lumière. »

Commentaires :

Un roman original par les thèmes qu’il exploite. Un style sans fard, épuré, qui coule comme une source d’eau fraîche au milieu d’un quartier urbain.  Un livre d’une grande simplicité qui étonne, émerveille, nourrit, parle au cœur. Une histoire qui captive, retient le lecteur. Une fin pleine d’espoir, de lumière et de couleurs. Pour Maria et pour nous.


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Version abrégée et modifiée du questionnaire de Proust (Au cours des dernières semaines, on m’a souvent dit : « Tu demandes aux auteurs de répondre au questionnaire de Proust, mais tu ne le fais pas… » Alors, voilà !)

1. Le principal trait de mon caractère :Nouvelle image (1)

L’acharnement.  Je suis le bœuf qui laboure obstinément… Trop parfois.

2. La qualité que je préfère chez les autres :

La loyauté.

3. Mon principal défaut :

L’impatience.

5. Ma principale qualité :

L’intuition.

6. Mon occupation préférée :

Écrire.

7. Mon rêve de bonheur :

Une résidence à proximité d’une des sept mers.

8. Quel serait mon plus grand malheur ?

Devenir dépendant des autres.  Ce que l’âge entraînera par la force des choses.

9. À part moi-même, qui voudrais-je être ?

Personne.

10. Le pays où j’aimerais vivre :

Le mien.

11. La couleur que je préfère :

Le bleu.

12. La fleur que je préfère :

La rose pour ce qu’elle cache…

13. L’oiseau que je préfère :

Le tétras des savanes.  Il incarne le calme, la nostalgie et la solitude des fins de jour en novembre.

14. Mes auteurs favoris en prose :

Ouf !  Celle que je lis dans le moment : Nancy Huston.  Et Sepulveda, Vargas Llosa, Romain Gary, Robert Lalonde, Yvon Paré…  Aussi, une très grande dévotion à Jean Ray.

15. Mes poètes préférés :

Villon et Saint-John Perse.

16.  Mes héros et héroïnes de fiction :

Wolf Larsen dans Le loup des mers de Jack London.

17. Mes musiciens ou chanteurs préférés :

Couperin, Satie, Slim Westerns…  La cantatrice Elisabeth Schwarzkopf.

19. Mes peintres ou sculpteurs préférés :

J’aime beaucoup les œuvres de Marie-France Boisvert.

20. Mes héros et héroïnes dans la vie contemporaine :

L’ex-président Jimmy Carter.  Il ne se contente pas de parler d’amour du prochain, il met la main à la pâte.

22. Mes héros et héroïnes dans l’histoire :

Thomas More.  Il a su mourir avec humour et faire rire son bourreau.  On le décapitait pour trahison sous Henri VIII.  Il a demandé un instant pour retirer sa barbe de la bûche en disant : « Ma barbe n’a trahi personne. »

23. Ce que je déteste le plus :

La mesquinerie et la bureaucratie tatillonne.

24. Le personnage historique qui m’est le plus antipathique :

Aucun. Les personnages historiques sont intéressants ou insignifiants.

25. Le don de la nature que j’aimerais avoir :

La patience.

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