Archive for the ‘La maison’ Category

nov 14

Propos pour Jacob, essai, Alain Gagnon…

LE LIVRE :

Nouvelle image (2)Alain Gagnon est un écrivain prolifique et un grand lecteur.  Il a fréquenté assidûment romanciers, poètes, essayistes, mystiques et philosophes en provenance de toutes les civilisations.

Dans ces Propos, il s’adresse à son petit-fils Jacob.  Il veut partager avec lui toutes ces richesses culturelles qu’il a accumulées.  Il l’entretient sur les grandes interrogations humaines : la vie,  la mort, le temps, l’origine de l’espèce humaine, son histoire mythique et sa destinée ;  il élabore aussi sur la nature de Dieu et, surtout, sur la nature et le rôle des dieux.  Tour à tour, il s’appuie, notamment, sur maître Eckhart, Hegel, Heidegger, Teilhard de Chardin, Aurobindo et l’empereur philosophe Marc-Aurèle à qui il voue un véritable culte.

Un extrait du prologue explicite l’intention de l’auteur : « À ma mort, je ne te laisserai rien ou si peu. Je serai pauvre. Par paresse, manque de discipline,  insouciance et aptitude aux plaisirs, mes comptes en banque seront vides ou presque. Cet ouvrage te tiendra lieu de legs. Ne sois pas trop déçu. Je t’ai aimé comme personne, et j’espère me faire pardonner en t’offrant ce qui m’est le plus cher : sur quelques pages, ces intuitions puisées dans l’héritage commun et en moi-même, parfois. Si tu en tires quelque profit, je serai moins mort, et tu seras peut-être un peu plus vivant.

« Les chapitres qui suivent sont brefs. Je m’efforce aux phrases simples, qui ont des pieds et des mains, c’est-à-dire, je l’espère, utiles. »

L’AUTEUR :

Auteur prolifique, d’une forte originalité thématique et formelle, Alain Gagnon, ce marginal de nos lettres, a publié, au printemps 2009, son Nouvelle image (1)trente-quatrième ouvrage de fiction.  À deux reprises, il a remporté le Prix fiction-roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean, soit  en 1996 et en 1998 pour ses ouvrages Sud et Thomas K. Il a également remporté le Prix poésie du même Salon, en 2004, pour son recueil de poèmes Ces oiseaux de mémoire, en 2006, pour L’espace de la musique et, en 2009, pour Les versets du pluriel.   En 1985, il avait déjà obtenu le Prix de la BCP pour Le gardien des glaces.  Il a été le président fondateur de l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie (APES) et responsable du projet des collectifs Un Lac, un Fjord, 1, 2 et 3.  Il déteste la rectitude politique et croit que la seule littérature valable est celle qui bouscule, dérange, modifie les paysages intérieurs  – à la fois du créateur et des lecteurs. Depuis novembre 2008, il  a joué le rôle de directeur littéraire aux Éditions de la grenouille bleue, une nouvelle maison liée aux Éditions du CRAM et qui se consacre à la littérature québécoise.

Commentaires :

Dans cet ouvrage, l’auteur explique des réalités complexes qu’il rend accessibles à tous.  Un véritable pédagogue nous prend par la main et nous fait pénétrer les arcanes de l’histoire connue et moins connue de l’humanité.  De grands penseurs, comme Aurobindo, Teilhard de Chardin, Marc-Aurèle et autres…  nous y sont présentés avec une simplicité complice.



Version abrégée et modifiée du questionnaire de Proust (Au cours des dernières semaines, on m’a souvent dit : « Tu demandes aux auteurs de répondre au questionnaire de Proust, mais tu ne le fais pas… » Alors, voilà !)

1. Le principal trait de mon caractère :Nouvelle image (1)

L’acharnement.  Je suis le bœuf qui laboure obstinément… Trop parfois.

2. La qualité que je préfère chez les autres :

La loyauté.

3. Mon principal défaut :

L’impatience.

5. Ma principale qualité :

L’intuition.

6. Mon occupation préférée :

Écrire.

7. Mon rêve de bonheur :

Une résidence à proximité d’une des sept mers.

8. Quel serait mon plus grand malheur ?

Devenir dépendant des autres.  Ce que l’âge entraînera par la force des choses.

9. À part moi-même, qui voudrais-je être ?

Personne.

10. Le pays où j’aimerais vivre :

Le mien.

11. La couleur que je préfère :

Le bleu.

12. La fleur que je préfère :

La rose pour ce qu’elle cache…

13. L’oiseau que je préfère :

Le tétras des savanes.  Il incarne le calme, la nostalgie et la solitude des fins de jour en novembre.

14. Mes auteurs favoris en prose :

Ouf !  Celle que je lis dans le moment : Nancy Huston.  Et Sepulveda, Vargas Llosa, Romain Gary, Robert Lalonde, Yvon Paré…  Aussi, une très grande dévotion à Jean Ray.

15. Mes poètes préférés :

Villon et Saint-John Perse.

16.  Mes héros et héroïnes de fiction :

Wolf Larsen dans Le loup des mers de Jack London.

17. Mes musiciens ou chanteurs préférés :

Couperin, Satie, Slim Westerns…  La cantatrice Elisabeth Schwarzkopf.

19. Mes peintres ou sculpteurs préférés :

J’aime beaucoup les œuvres de Marie-France Boisvert.

20. Mes héros et héroïnes dans la vie contemporaine :

L’ex-président Jimmy Carter.  Il ne se contente pas de parler d’amour du prochain, il met la main à la pâte.

22. Mes héros et héroïnes dans l’histoire :

Thomas More.  Il a su mourir avec humour et faire rire son bourreau.  On le décapitait pour trahison sous Henri VIII.  Il a demandé un instant pour retirer sa barbe de la bûche en disant : « Ma barbe n’a trahi personne. »

23. Ce que je déteste le plus :

La mesquinerie et la bureaucratie tatillonne.

24. Le personnage historique qui m’est le plus antipathique :

Aucun. Les personnages historiques sont intéressants ou insignifiants.

25. Le don de la nature que j’aimerais avoir :

La patience.

image001



Pour le premier Prix Poésie du Salon du livre ( SLSJ), le jury a retenu (ex-æquo avec Nouvelle image (1)Maniérisme le Diable de Kim Doré) Les versets du pluriel d’Alain Gagnon, ouvrage paru aux éditions Triptyque en septembre 2008. C’est la troisième fois que ce poète, directeur littéraire de la Grenouille bleue,  remporte le Prix Poésie du Salon du livre. En 2004, il le remportait pour son recueil de poèmes Ces oiseaux de mémoire (Loup de Gouttière), en 2006, pour L’espace de la musique (Triptyque) et en 2009 pour Les versets du pluriel (Triptyque). À deux reprises, il a aussi remporté le Prix fiction-roman de ce même Salon, soit  en 1996 et en 1998, pour ses ouvrages Sud et Thomas K, tous deux publiés à la Pleine Lune.

Voici ce que dit le jury des Versets du pluriel : « Ce recueil de textes brefs ciselés de main de maître est un hymne à ces instants sacrés où l’homme, à force de patience attentive, parvient à tendre l’écho de sa voix et le tracé que son écriture lui donne aux appels de la nature et à l’enchantement du lieu. Alain Gagnon arpente le réel, à l’affût de la grâce de vivre, l’œil allumé par un vol, une vaguelette, un rai de lumière. Évoquant par petites touches des atmosphères, des éclairages, des sons et des couleurs, il cartographie un monde où l’homme s’enchevêtre avec joie au paysage dans la beauté chaleureuse d’un pluriel retrouvé. Une célébration éblouie de la vie par un grand écrivain en pleine possession de ses moyens. »

Nouvelle image

image001