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	<title>La Grenouille Bleue &#187; Yves Chevrier</title>
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	<description>Le blogue : littérature et auteurs du Québec</description>
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		<title>On parle élogieusement d&#8217;Yves Chevrier&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 18:12:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Yves Chevrier]]></category>

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		<description><![CDATA[La chroniqueuse littéraire de LBR, Loube,  a lu et aimé le roman d&#8217;Yves Chevrier :
« Pourquoi je n’ai pas pleuré mon frère » d’Yves Chevrier, un roman au style particulier.
Il y a de ces livres qui nous attirent moins que d&#8217;autres, et pourtant…
- / LBR.ca / &#8211; Que ce soit à cause du titre, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La chroniqueuse littéraire de LBR, Loube,  a lu et aimé le roman d&#8217;Yves Chevrier :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Pourquoi je n’ai pas pleuré mon frère » d’Yves Chevrier, un roman au style particulier.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a de ces livres qui nous attirent moins que d&#8217;autres, et pourtant…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- / LBR.ca / &#8211; Que ce soit à cause du titre, de la couverture, de la calligraphie ou encore du résumé du quatrième de couverture, il y a de ces livres qui nous attirent moins que d’autres et, souventes fois, après les avoir lus, on est bien heureux de l&#8217;avoir fait.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est ce qui m&#8217;est arrivé avec ce livre d&#8217;Yves Chevrier &laquo;&nbsp;Pourquoi je n&#8217;ai pas pleuré mon frère&nbsp;&raquo;. J&#8217;hésitais&#8230; peu de dialogues, beaucoup de réflexion, un texte dense, le personnage central se voit confronter à une maladie mortelle. Finalement, ce fût une bonne lecture, un livre très actuel, d&#8217;un tel réalisme désarmant, bouleversant par moments. En somme, un livre qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Oui, certains passages sont plus difficiles que d&#8217;autres, mais c&#8217;est conforme à la vie. La Vie, qui même si elle est belle, a souvent des soubresauts, des hauts et des bas. Mais, elle est si belle la Vie, qu’il faut en profiter, la savourer à chaque instant. À l’aube de la retraite, c’est à cette réflexion que m’a amenée ce roman.<img class="alignright size-medium wp-image-918" title="20091024114513chevrier_1_24102009" src="http://www.grenouillebleue.ca/blogue/wp-content/uploads/20091024114513chevrier_1_24102009-165x300.jpg" alt="20091024114513chevrier_1_24102009" width="165" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire : l’existence de Félix est complètement bouleversé. Guillaume, son fils unique, à qui il a voulu transmettre de bonnes bases et des valeurs essentielles, est membre d’une secte terroriste active et est disparu. Où est-il ? Que fait-il ? Est-il en danger ? Il devient alors primordial à Félix de partir à sa recherche. Au moment où il entreprend les premières démarches, ce dernier reçoit de son médecin, un diagnostique de maladie incurable. La mort sournoisement fera son œuvre dans quelques mois à peine. Urgence de retrouver Guillaume qu’il aime par-dessus tout. Il veut l’aider, le comprendre, mais surtout lui dire qu’il l’aime.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà, l’essence même de ce roman d’une grande intensité où, non seulement la relation père/fils est à l’avant-plan, mais aussi tout ce qui est de Félix lui-même, ses peurs, ses craintes, ses démons.</p>
<p style="text-align: justify;">En terminant, un petit mot sur la maison d’éditions « Grenouille bleue » qui vient de voir le jour il y a quelques mois seulement. C’est l’écrivain Alain Gagnon (nul besoin de faire la présentation de ce prolifique auteur) qui est en charge de la direction littéraire de cette dernière. Voici un extrait du communiqué de presse sur la présentation de leur mission. « Notre mission est très simple, déclare Alain Gagnon, mais aussi très exigeante : publier dans un format original et attrayant des ouvrages qui viendront enrichir la littérature et la culture d’ici ».</p>
<p style="text-align: justify;">Voici d’autres auteurs publiés chez Grenouille bleue : Pascale Bourassa (Le puits), Frédéric Gagnon (Nirvana Blues), Dany Tremblay (Tous les chemin mènent à l’ombre).</p>
<p style="text-align: justify;">TITRE : Pourquoi je n’ai pas pleuré mon frère</p>
<p style="text-align: justify;">AUTEUR: Yves Chevrier</p>
<p style="text-align: justify;">ÉDITIONS: Grenouille bleue</p>
<p style="text-align: justify;">PAGES : 256 pages</p>
<p style="text-align: justify;">FORMAT : 5 x 9 »</p>
<p style="text-align: justify;">============</p>
<p style="text-align: justify;">Loube : La lecture, un passe-temps, une passion !</p>
<p style="text-align: justify;">bergelou@hotmail.com</p>
<p style="text-align: justify;"><!-- .hmmessage P { margin:0px; padding:0px } body.hmmessage { font-size: 10pt; font-family:Verdana } --><span style="font-family: Arial; font-size: x-small;"><span><strong><em>Tous droits réservés © (2009) &#8211; </em><em><span style="color: #8c0215;">LBR.ca</span></em></strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-small;"><span><strong><em><span style="color: #8c0215;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-432" title="image001" src="http://www.grenouillebleue.ca/blogue/wp-content/uploads/image00111-300x62.jpg" alt="image001" width="300" height="62" /><br />
</span></em></strong></span></span></p>
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		<title>Yves Chevrier (extraits)</title>
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		<comments>http://www.grenouillebleue.ca/blogue/yves-chevrier-extraits/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 15:45:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Yves Chevrier]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques extraits du roman Pourquoi je n&#8217;ai pas pleuré mon frère :
De : Félixthi @ hotmail.com
À : Guillaumax @ hotmail.com                                                     
Objet : Poub
Mon cher Guillaume, le vieux Poub est mort. J’ai brûlé toutes ses affaires, comme il l’avait demandé. Tu as toujours été intrigué par les deux portes closes qui donnaient sur le corridor de son appartement. L’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques extraits du roman <span style="text-decoration: underline;">Pourquoi je n&#8217;ai pas pleuré mon frère </span>:</p>
<p>De : Félixthi @ hotmail.com</p>
<p>À : Guillaumax @ hotmail.com                                                     <img class="alignright size-medium wp-image-207" title="Photo Yves Chevrier" src="http://www.grenouillebleue.ca/blogue/wp-content/uploads/Photo-Yves-Chevrier-220x300.jpg" alt="Photo Yves Chevrier" width="220" height="300" /></p>
<p>Objet : Poub</p>
<p style="text-align: justify;">Mon cher Guillaume, le vieux Poub est mort. J’ai brûlé toutes ses affaires, comme il l’avait demandé. Tu as toujours été intrigué par les deux portes closes qui donnaient sur le corridor de son appartement. L’une ouvrait sur sa chambre. L’autre sur l’atelier où il rafistolait et astiquait ses effets; sur le mur il avait grossièrement peint, avec des couleurs démodées, le champignon du désastre atomique. Le symbole du grand pouff, comme il disait. Et par terre, pour compléter le tableau, une montagne de poupées démembrées, ramassées dans les poubelles. Tout de suite, j’ai pensé à toi. Le vieux croyait qu’il n’y a plus moyen de faire entendre raison aux mâles dominants qui profitent de tout ce qui bouge sur la planète. Ils finiront, disait-il, par l’épuiser et la faire sauter. Tu t’entendais bien avec lui. Tu le trouvais bizarre, mais vous faisiez le même constat, avec cette différence que toi, tu crois pouvoir faire quelque chose pour que le bolide dévie de sa trajectoire. Depuis que tu es parti, j’ai peur. Je m’invente toutes sortes de scénarios. Où es-tu Guillaume ? Envoie-moi un message. Un tout petit message. Ne me laisse pas tout seul avec ma peur.    Ton père, Félix.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Si tu te faufiles à travers une foule dense comme du trèfle, captivée par la musique d’un groupe qui évolue sur une scène extérieure, est-ce que tu t’excuses devant chaque personne que tu déranges ? Tu agiras différemment selon que tu es de type baveux ou téteux. Le premier se fout du bien-être des autres. Débarque sans prévenir. Ce qui importe c’est son chemin. Le second, tout aussi centré sur lui-même, a besoin des autres. Il doute de sa propre importance. Il la quête. Il adule. Il a peur de déranger. Il dit naturellement <em>scusez</em>.</p>
<p style="text-align: center;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: justify;">&#8212; Est-ce que tu connais l’<em>Hommage à Rosa Luxembourg </em>de Riopelle. C’est une immense fresque en hommage à une socialiste allemande qui participa à la révolution russe. Une œuvre devant laquelle tu te sens tout petit. Elle est immense. Ça remplit toute une salle. C’est tellement beau. J’aimerais que tu me fasses cadeau de la contempler avec toi.</p>
<p>&#8212; J’en ai beaucoup entendu parler mais je ne l’ai jamais vue. Elle se trouve au Musée du Québec, je pense. C’est loin.</p>
<p>&#8212; Il est quatre heures. On a le temps d’y aller, le musée est ouvert le soir pendant l’été.</p>
<p>&#8212; Tu es sérieuse ?</p>
<p>&#8212; Très sérieuse. On pourrait dormir chez ma sœur, à Québec. Moi, je resterai là. Je devais y passer un jour ou deux en août.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma tête comprend bien que c’est fini entre nous, mais pour demeurer le plus longtemps possible avec elle mon cœur ferait n’importe quoi. J’accepte. Vite elle met quelques affaires dans son sac. Nous agrippons  du pain, du fromage et des fruits et sans rouler trop vite, nous aboutissons finalement dans le musée à sept heures et trente. J’appréhendais le temps que nous passerions ensemble dans l’auto. Mais nous avons évité les sujets chauds comme ma maladie ou notre relation. Nous avons écouté de la musique, mangé notre lunch, parler de cinéma. C’est une excellente idée qu’a eue Claire de nous transporter ici. Nous nous dirigeons directement à la salle de la grande fresque.</p>
<p style="text-align: justify;">Tu entres là quasiment sur la pointe des pieds tellement cette œuvre te domine et te fascine. Tu oublies tout. Même l’infernale bête cancéreuse qui te ronge. Tu ne reconnais plus ta tête, ton cœur, même tes membres. Tu entres dans le corps de Riopelle. Claire a passé sa main sous mon bras, elle semble désirer m’accompagner tout simplement dans ma découverte de ce Riopelle. C’est magique, tu deviens lui. Ses corps d’oies blanches, qui semblent retrouver vie pour virevolter au vent, t’affolent. Plus loin, elles se colorent. Tu te questionnes et te demandes ce que ça veut dire tout ça. Puis les grands oiseaux blancs s’égaient pour finalement bleuir et dégager du mystère. Tu n’en restes pas là, tu veux jouir davantage de tout ton corps et de ton âme surtout, tu passes au second tableau. Les oies transmuées en colombes planent, s’illuminent et composent avec des outils, des clous et autres objets de la vie. Tu es conquis, tu ne veux plus bouger, mais tu avances, tu vois déjà plus loin une oie flanquée d’un cœur transpercé par une flèche avec un soleil jaune orange pour l’illuminer. Quelle coïncidence. Nous passons vite ici. Claire a certainement remarqué. Je ne fais pas de commentaire, je ne veux pas m’évader du monde magique dans lequel je suis entré. Je ne dis mot à Claire pendant que je contemple. C’est trop personnel. Chaque couleur qui atteint ton œil, nourrit ton âme différemment. Tu ne veux pas être dérangé. Ton ventre aussi crie, il en veut encore. C’est comme ça l’art. C’est tellement bon. Je m’approche de l’œuvre, alors que Claire me laisse le bras, et suis émerveillé encore davantage par tous ces détails vivants qui en profondeur soutiennent l’ensemble. Je pars seul à la découverte de la dernière partie du triptyque. Là c’est le sommet. Comme des feux d’artifices, les colombes s’éclatent de joie. Il y a bien quelques oiseaux noirs, mais tu oublies les formes de Riopelle, ce qu’elles expriment, tu es fasciné et envoûté par les couleurs, leur distribution généreuse environnant les oiseaux de bonheur. Tu es conquis de la tête aux pieds. Ça t’illumine la face et te console le ventre. Un cancéreux condamné pourrait même désirer y mourir sur le champ. Ce n’est pas une blague. C’est ce que je ressens présentement. En arrivant au musée, j’avais un terrible mal de tête. Il s’est envolé. Avec moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Claire est restée accrochée au deuxième tableau. Je veux revenir au premier. Au passage, elle m’accroche et me souffle :</p>
<p>&#8212; Prends bien soin de toi.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><em><strong>La fin :</strong></em></p>
<p>Faut croire que c’est un réflexe bien humain que de chuchoter des mots à l’oreille d’un mourant en lui saisissant la main. J’aime bien. C’est le dernier contact que j’ai avec Claire. Je ne parviens plus à lever mes paupières. Je la sens dans l’ombre. Même si je me vois partir, et que je m’en vais en paix, allez-en paix que je disais au temps de ma vie catholique, je ressens très fort dans mon cœur de l’ennui. Si jamais mon esprit était fait pour durer éternellement, il s’ennuierait de vous longtemps. Mon esprit flotte sur du vide, on dirait. Je ne sens plus du tout mon corps, ni ma main, ni ma bouche ultra sèche, ni mes paupières closes. Je sens pourtant qu’une larme perle au coin de mon œil…</p>
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		<title>YVES CHEVRIER : POURQUOI JE N&#8217;AI PAS PLEURÉ MON FRÈRE (ROMAN)</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 19:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Yves Chevrier]]></category>
		<category><![CDATA[chevrier roman]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;AUTEUR :

Yves Chevrier est devenu écrivain à un âge mûr.  Il façonne personnages et situations avec le soin et la tendresse qu&#8217;un menuisier accorde au travail du bois.  Voici ce qu&#8217;il écrit :

« À 55 ans, j’étais menuisier. Je pris une journée de congé par semaine, pour écrire. (…) Je n’avais jamais écrit. Le personnage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Perpetua&quot;,&quot;serif&quot;;">L&#8217;AUTEUR :</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;">
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;">Yves Chevrier est devenu écrivain à un âge mûr.  Il façonne personnages et situations avec le soin et la tendresse qu&#8217;un menuisier accorde au travail du bois.  Voici ce qu&#8217;il écrit :</p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Perpetua&quot;,&quot;serif&quot;;"><img class="alignright size-medium wp-image-174" title="photo-yves-chevrier1" src="http://www.grenouillebleue.ca/blogue/wp-content/uploads/photo-yves-chevrier1-220x300.jpg" alt="photo-yves-chevrier1" width="220" height="300" /></span></strong></p>
<p>« À 55 ans, j’étais menuisier. Je pris une journée de congé par semaine, pour écrire. (…) Je n’avais jamais écrit. Le personnage principal devait mourir à la fin. Mais il résiste. J’envoie mon manuscrit ; on accepte de publier <em>Où il est le petit Jésus, tabarnac</em> ? Je prends goût à l’écriture. J’écris donc la suite avec les mêmes personnages. Et ça donne <em>Écœure-moi pas avec ça, répondit Dieu</em>. Mon héros est coriace, il ne veut toujours pas mourir. Et j’acquiers de l’expérience. Pour moi écrire n’est pas un besoin, c’est  un devoir. Par l’écriture mon inconscient devient fertile et volubile. (…) Alors s’écrit tout seul  <em>On ne patine pas avec l’amour,</em> le troisième tome de la même longue et belle histoire de mon personnage, Félix et des autres qui l’accompagnent. Le récit n’est plus autobiographique. (…) Cette découverte me confirme que je dois continuer à écrire, puisqu’en me livrant ainsi, c’est une infime portion de l’humanité qui s’exprime. Mon Félix n’est pas mort. Il passe tout juste la soixantaine. (…) J’annonce au lancement de mon troisième livre que deux autres suivront. Et qu’à la fin, Félix mourra. Je m’installe donc à l’écriture du quatrième de la série, <em>Ils viseront ta tête</em>. Et il est publié en automne 2004. J’en suis très fier. (…) J’abandonne la scie et le marteau et je m’attaque donc au dernier de la série, où mon héros doit mourir enfin.  Cela donne (…) celui que je vous livre ici avec émotion et nostalgie, <em>Pourquoi je n’ai pas pleuré mon frère..</em>. » Yves Chevrier</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LE LIVRE</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Félix a perdu ses repères. Les assises de son existence disparaissent. C’est le cas de son fils, membre d’une secte terroriste, qui se donne comme mission de viser les têtes dirigeantes pour libérer la Terre. Pendant que Félix, le père, cherche à retrouver, à aider et à comprendre le fils, Félix, l’homme, voit ses propres démons refaire surface. Il est de plus en plus déstabilisé et seul ; sa vie n’a plus de sens.  C’est pourtant cette même vie, dans sa splendeur ironique, qui viendra soulager Félix de son pesant malaise. On lui apprend sa fin prochaine.  Que fera Félix du temps imparti ? Comment affrontera-t-il les derniers mois de son existence ?  Comment affrontera-t-il la mort ?  Un style qui maintient l’intérêt du lecteur jusqu’à la fin, jusqu’à cette mort acceptée, lucide et presque tendre, au cours de laquelle Félix dira adieu à la vie et adieu à l’amour.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>CE QUI CARACTÉRISE CE ROMAN :</strong></p>
<div>Yves Chevrier est un raconteur d&#8217;histoires aussi baroques que le quotidien, et, ces histoires, il les a publiées aux éditions du CRAM :</div>
<div><em>Où il est le petit Jésus Tabarnac</em>, en 1997.</div>
<div><em>Écœure-moi pas avec ça, répondit Dieu</em>, en 1999.</div>
<div><em>On ne patine pas avec l&#8217;amour</em>, en 2000.</div>
<div><em>Ils viseront ta tête</em>, en 2004.</div>
<div><em> </em></div>
<div>Et cette année,<em> Pourquoi je n&#8217;ai pas pleuré mon frère :</em></div>
<div>Cinq ouvrages, c&#8217;est-à-dire cinq histoires qui n&#8217;en font qu&#8217;une, celle de Félix, son héros.  Partager son monde de freaks, de sous-contractants crosseurs, de gourous  gangsters ; et aussi celui de son fils et de ces femmes qu&#8217;il aime et a aimées, avant de mourir dans la tendresse d&#8217;un désespoir accepté.</div>
<div>(À suivre&#8230;)</div>
]]></content:encoded>
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