En 2010, les Éditions de la grenouille bleue auront le privilège de publier Fol allié, le roman de Patrick Dion.
Notice biographique
Patrick Dion est né à Montréal parce qu’au moment de sa naissance, il n’y avait pas d’hôpital dans la grande banlieue lavalloise, où il a finalement passé son enfance. Depuis toujours, il aime toucher à tout. Il a été technicien, représentant, informaticien, sportif, comédien, guitariste, animateur à la radio, recherchiste à la télévision, journaliste et chroniqueur.
Pionnier de la blogosphère québécoise (il tient un blogue depuis 2002), il a conçu et animé l’émission littéraire radiophonique Mal de blog sur les ondes de CISM en 2005 et 2006. Il a également tenu, de juin 2007 à septembre 2008, une chronique sur l’univers des blogues sur le portail Branchez-vous.com. Il sévit toujours sur le guide des webtélés québécoises, WebTV Hebdo.
Un certain soir de l’été 2003, alors qu’il entamait Borderline de Labrèche, la déflagration se produisit. Incapable de contrer le flot d’idées qui s’échappait, il se leva de son lit, s’assit à l’ordinateur et écrivit durant plusieurs heures. Une trentaine pour être précis. Il venait de trouver sa voie.
La vie, l’art, les cultures, les voyages et la beauté avec un grand B l’inspirent, mais ses contemporains québécois ont aussi su nourrir son imagination. Marie-Sissi Labrèche, bien sûr, mais aussi Guillaume Vigneault, Patrick Brisebois ou encore Christian Mistral du côté de la littérature. Le cinéma de partout, mais particulièrement celui du Québec, le transporte. Des noms comme Charles Binamé, Philippe Falardeau, Robert Morin et Ricardo Trogi l’ont influencé ou continuent de le faire.
Le roman
À la suite d’une rupture amoureuse particulièrement difficile, Éric, jeune homme d’une trentaine d’années, revisite sa vie en flashbacks et tente de comprendre ce qui l’a amené à saccager volontairement ce grand amour.
Fol allié, c’est l’histoire d’un amour perdu et de la déchéance qui s’en suit. C’est la folie quotidienne des peurs et des douleurs à surmonter, des longues minutes à essayer d’y comprendre quelque chose, des jours à en baver à mettre un pied devant l’autre.
Fol allié, c’est un roman sur l’autodestruction, sur les moyens que l’on prend parfois pour pulvériser le bonheur quand la vie est trop belle pour être vraie. C’est un cri d’enfant blessé, un exorcisme de démons intérieurs tenaces, une histoire de regrets amers, d’avancées à coups d’essais et erreurs. Mais c’est aussi une histoire bercée de complicité, soufflée de passion amoureuse, teintée d’humour noir, jaune, bleu et mauve et portée par une évidente fureur de vivre.
Les blessures d’amour masculines auront rarement été mises en mots de cette façon dans la littérature québécoise. Patrick les peint ici en noir et rouge et le résultat choque, fait rire, bouleverse et émeut. Les amateurs d’émotions fortes et d’intensité y trouveront leur compte. Fol allié, c’est un style cru, direct et sans gants blancs. C’est une joute où s’amusent les mots, un échange qui interpelle directement le lecteur, jusqu’à la toute dernière ligne.
Réponses à une version abrégée et modifiée du questionnaire de Proust
1. Le principal trait de mon caractère :
Le trait d’union. Ou le très drôle. Mais non, je rigole (vous avez pas fini). OK, un peu de sérieux (juste un peu). Je vais dire l’humour (est-ce que je gagne un toutou, quelque chose ?). L’ouverture d’esprit aussi.
2. La qualité que je préfère chez les autres :
J’hésite entre le respect et l’ouverture… Hmmm, pas facile. Les deux vont souvent de pair. Je vais donc y aller avec le sens de l’humour ! Ah tiens, non, la curiosité (Fiou ! Je m’en suis tiré avec quatre).
3. Mon principal défaut :
J’en ai aucun. OK, je suis peut-être un peu menteur. Sans blague, je dirais que je suis plutôt obstiné, tête de cochon, entêté (ça suffit là !).
5. Ma principale qualité :
Je les ai toutes mais, je l’ai dit, je suis un peu menteur. Sinon, je me donnerais exactement les mêmes qualités que j’apprécie chez les autres : l’ouverture, l’humour, la curiosité, le respect.
6. Mon occupation préférée :
Écrire. Partout. Sur mon blogue, dans un document Word, sur les murs des toilettes (mais non voyons !). J’ai aussi un faible pour la musique (à quoi je joue, ouh ouh, je joue de la guitare), le vélo, et j’adore divaguer sur le web.
7. Mon rêve de bonheur :
L’harmonie entre les hommes. Pour les femmes, c’est peine perdue (Haha ! Je viens de perdre tout mon public féminin !). Ouais, l’harmonie… ou vivre sur une île déserte entourée de centaines de jolies femmes, toutes plus folles de moi les unes que les autres, pour finalement mourir d’épuisement à 150 ans.
8. Quel serait mon plus grand malheur ?
Avoir des regrets. J’en ai déjà eu assez. Mourir maintenant ou vieillir trop vite. Perdre ma liberté.
9. À part moi-même, qui voudrais-je être ?
Personne d’autre. Je suis tout simplement magnifique et génial. Oui, oui, sans blague. Un peu tout croche dans ma magnificence. Comme tous vous autres. On l’est tous, magnifique et génial, chacun à notre façon. L’être humain est tellement une fabuleuse machine.
10. Le pays où j’aimerais vivre :
Au Québec. En tant que pays. Ça veut tout dire. Quoique je détesterais pas un endroit où l’hiver n’existe pas non plus. Je hais me les geler à moins quarante.
11. La couleur que je préfère :
Le noir, je sais pas pourquoi. Question d’humour peut-être?
12. La fleur que je préfère :
Les Fleurs du Mal. Sinon je sais pas, je ne suis pas très floral. Une chose est sûre, ça ne serait pas les fleurs du salon funéraire ! C’est que ça pue là-dedans !
13. L’oiseau que je préfère :
J’avoue avoir eu, plus jeune, un faible pour Tweety Bird, le serin de Hanna Barbera. J’aime quand les plus faibles gagnent. Ou les perroquets. Parce qu’ils répètent. Parce qu’ils répètent. Parce qu’ils répètent. Mais sûrement pas Uneeee cooooolombe est partiiiiie en voyage…
14. Mes auteurs favoris en prose :
Marie-Sissi Labrèche, Guillaume Vigneault, Nicolas Dickner, Michel Tremblay, Stéphane Bourguignon, Stéphane Dompierre, Patrick Brisebois, Fred Pellerin et une foule d’autres écrivains québécois. Je suis un fol allié (et amant) de la littérature d’ici. Beigbeder, Pennac, Benacquista, Palahniuk, Easton Ellis pour l’ailleurs.
15. Mes poètes préférés :
Danny Plourde, Shawn Cotton, Pierre Nepveu, Richard Desjardins et absolument, totalement, les Loco Locass. J’aime la poésie québécoise urbaine, sale, celle qui écorche, celle qui dérange mais aussi celle qui sait faire danser les mots.
16. Mes héros et héroïnes de fiction :
J’aurais aimé être Merlin l’Enchanteur parce qu’il pouvait voyager dans le temps. J’aimerais aller visiter les siècles passés et à venir, question de tout voir, de tout savoir. Mais l’idée de m’incarner en un petit vieux sorcier avec une barbichette blanche ne me dit rien de bon. Ou le génie de la lampe d’Aladin. Complètement sauté ! Mais l’idée d’être enfermé me terrifie. Ou Albator, tiens ! Jeune rebelle indépendant, arborant une cicatrice au visage (il faisait tellement craquer mes amies de sexe féminin).
17. Mes musiciens ou chanteurs préférés :
Les groupes indépendants d’ici sont géniaux et extrêmement créatifs, mais j’aime particulièrement le groupe Karkwa. Le groupe anglais Radiohead a aussi changé ma façon d’écouter la musique.
19. Mes peintres ou sculpteurs préférés :
Van Gogh, pour ses couleurs, ses textures mais aussi pour sa folie.
20. Mes héros et héroïnes dans la vie contemporaine :
Le Dalaï-lama, l’étudiant de la Place Tiananmen et René Lévesque, pour toujours s’être tenu debout et pour son côté humain.
22. Mes héros et héroïnes dans l’histoire :
Mozart, Galilée et Léonard de Vinci
23. Ce que je déteste le plus :
L’étroitesse d’esprit (et ne plus avoir de café le matin ou manquer d’eau chaude dans la douche, ex-æquo).
24. Le personnage historique qui m’est le plus antipathique :
Hitler. Je lui aurais bien foutu un ou deux ou mille coups de pied au cul.
25. Le don de la nature que j’aimerais avoir :
L’immortalité, bien que la nature ne le soit pas. Mais on a le droit de rêver, non ? Sinon la transparence, question de pouvoir épier dans les vestiaires des filles…
(La photo de Patrick Dion est de Photosmax.)

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[...] son premier roman “Fol allié”, dans une chouette petite maison d’édition, la Grenouille Bleue. En librairie dès la semaine prochaine! Un premier roman tout neuf, avec ce que ça suppose de [...]
[...] son premier roman “Fol allié”, dans une chouette petite maison d’édition, la Grenouille Bleue. En librairie dès la semaine prochaine! Un premier roman tout neuf, avec ce que ça suppose de [...]
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Drôle et pertinent ! Si Patrick distille les mêmes qualités dans son roman (mais on ne lui en voudra pas d’être un peu sombre), ça va « cartonner » comme disent les cousins !
Ah, comme j’ai hâte de lire son premier roman!!