Nos auteurs

posted by Alain Gagnon
juil 12

NOS AUTEURS : image001

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Pascale Bourassa

L’AUTEUR du Puits : Pascale Bourassa est née au Lac-Saint-Jean près d’une rivière. Elle a demeuré neuf ans à Montréal où elle a obtenu une maîtrise en création littéraire en 2001. Ses auteurs préférés : Virginia Woolf, Hugo, Tolstoï, Zelda Fitzgerald, Rimbaud. Chez les québécois, elle aime St-Denis Garneau, Gabrielle Roy et Ying Chen. Elle avoue avoir été influencée par Anne Hébert. Son écriture s’inscrit en partie dans le mouvement psychanalytique. Pascale Bourassa pratique également l’écriture automatique : elle croit que le roman se construit autour de l’écriture et que c’est dans et par l’écriture que l’histoire émerge. Sans utiliser l’écriture autobiographique, elle s’inspire des gens qui l’entourent. La psychologie humaine la fascine. Elle habite maintenant l’Alberta et montre une prédilection pour les grands espaces, calmes et sauvages, de l’Ouest canadien.

LE LIVRE : Début du vingtième siècle, au Québec.  Deux sœurs, Angélique et Albertine. Le récit s’amorce quand elles sont enfants. Une famille.  La mère, triste de son existence, voit avec déception ses enfants partir un à un. Le père mène sa vie en automate et constate la dégradation de sa relation avec son épouse, même s’il éprouve une grande passion pour elle. Angélique et Albertine deviennent femmes. Albertine, plus timide et réservée, rêve d’une vie tranquille. Angélique épouse un voisin, Josef, et lui donne un fils, Antony.  Mais elle se sent prisonnière de son rôle social et rêve de devenir peintre, comme sa mère avant elle.  Elle laissera donc Antony aux bons soins de sa sœur et offrira littéralement son mari, Josef,  à  Albertine qui l’aimait déjà en secret, et quittera tout.  Elle vivra à Québec avec un amant et y concrétisera son rêve de peindre.

Josef, compagnon d’Albertine et ancien époux d’Angélique, est écartelé entre ces deux femmes et passe ses journées à boire à la taverne du village, tandis qu’Antony écrit des lettres d’amour enflammées à sa mère. Il se consolera auprès d’une fillette asiatique qui deviendra son amie.  Elle permettra au garçon esseulé de s’évader grâce aux bribes de culture chinoise qu’elle lui présente et qui les font rêver. Angélique et Albertine, marginales pour leur époque, seront perçues comme dangereuses, sorcières, par les gens du village.

Les destins de ces deux sœurs s’entrecroisent dans un mélange de fureur, de folie et de lucidité, jusqu’à ce qu’elles s’unissent à jamais au-delà de la mort, par la mort/naissance qu’offre ce puits où lumière et ombres fusionnent…  Tout ceci dans un style envoûtant, incantatoire, qui enveloppe et distingue, riche.  Riche non seulement par l’esthétique, l’expression, mais aussi par ses musiques de mers sourdes  et ses échos de grottes intérieures.  Le tout marié à une faculté d’analyse qui déconcerte.  Une expérience de lecture que l’on n’oublie pas.

Yves Chevrier

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L’AUTEUR de Pourquoi je n’ai pas pleuré mon frère…: « À 55 ans, j’étais menuisier. Je pris une journée de congé par semaine, pour écrire. (…) Je n’avais jamais écrit. Le personnage principal devait mourir à la fin. Mais il résiste. J’envoie mon manuscrit ; on accepte de publier Où il est le petit Jésus, tabarnac ? Je prends goût à l’écriture. J’écris donc la suite avec les mêmes personnages. Et ça donne Écœure-moi pas avec ça, répondit Dieu. Mon héros est coriace, il ne veut toujours pas mourir. Et j’acquiers de l’expérience. Pour moi écrire n’est pas un besoin, c’est  un devoir. Par l’écriture mon inconscient devient fertile et volubile. (…) Alors s’écrit tout seul  On ne patine pas avec l’amour, le troisième tome de la même longue et belle histoire de mon personnage, Félix et des autres qui l’accompagnent. Le récit n’est plus autobiographique. (…) Cette découverte me confirme que je dois continuer à écrire, puisqu’en me livrant ainsi, c’est une infime portion de l’humanité qui s’exprime. Mon Félix n’est pas mort. Il passe tout juste la soixantaine. (…) J’annonce au lancement de mon troisième livre que deux autres suivront. Et qu’à la fin, Félix mourra. Je m’installe donc à l’écriture du quatrième de la série, Ils viseront ta tête. Et il est publié en automne 2004. J’en suis très fier. (…) J’abandonne la scie et le marteau et je m’attaque donc au dernier de la série, où mon héros doit mourir enfin.  Cela donne (…) celui que je vous livre ici avec émotion et nostalgie, Pourquoi je n’ai pas pleuré mon frère... » Yves Chevrier

LE LIVRE : Félix a perdu ses repères. Les assises de son existence disparaissent. C’est le cas de son fils, membre d’une secte terroriste, qui se donne comme mission de viser les têtes dirigeantes pour libérer la Terre. Pendant que Félix, le père, cherche à retrouver, à aider et à comprendre le fils, Félix, l’homme, voit ses propres démons refaire surface. Il est de plus en plus déstabilisé et seul ; sa vie n’a plus de sens.  C’est pourtant cette même vie, dans sa splendeur ironique, qui viendra soulager Félix de son pesant malaise. On lui apprend sa fin prochaine.  Que fera Félix du temps imparti ? Comment affrontera-t-il les derniers mois de son existence ?  Comment affrontera-t-il la mort ?  Un style qui maintient l’intérêt du lecteur jusqu’à la fin, jusqu’à cette mort acceptée, lucide et presque tendre, au cours de laquelle Félix dira adieu à la vie et adieu à l’amour.

Frédéric Gagnon

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L’AUTEUR de Nirvana Blues : Originaire du Saguenay, Frédéric Gagnon nous offre un second roman qui ne laissera personne indifférent.  Après avoir vécu à Chicoutimi, Québec, Kingston, il habite aujourd’hui Montréal.  Il a étudié en philosophie, droit, littérature, bibliothéconomie et a travaillé comme rédacteur/correcteur.  Il n’avait qu’un souci : connaître la vie réelle, afin d’écrire un jour des textes qui témoignent de la vérité intérieure des êtres.  Parmi ses influences, on compte certains films, Taxi Driver de Scorsese, Lost Higway de David Lynch, Persona et L’heure du loup de Bergman, Alphaville de Godard.  Plusieurs œuvres littéraires l’ont marqué, dont Le quatuor d’Alexandrie de Durrell, les romans d’Hubert Aquin et Le bruit et la fureur de Faulkner…  Écrire est sa façon d’exister plus fortement.

LE LIVRE : « Chacun de nous avait perdu l’autre dans un jeu qui pourtant, à ses débuts, comportait une grandeur et un amour véritables, comme celui d’un couple divin qui dans ses ébats recrée sans fin le cosmos.  Monique, comme toute femme qui possède d’instinct l’art d’aimer, plus que mon corps avait embrassé mes rêves, et c’est d’eux qu’elle tirait un charme dont la force me paraissait irrésistible.  Mais à la source opiacée de ma chair et de mon sang s’entremêlait un philtre désenchanteur qui nourrirait ses pulsions crépusculaires… »

Gabriel est un jeune artiste qui voudrait, grâce aux affaires, se tailler une place enviable dans le monde.  Et pourtant le hante la nostalgie d’un absolu dont il croit découvrir la trace dans sa relation avec Monique.  Monique représente à la fois la plénitude et la perte, la vérité et le mensonge.  Une femme fascinante que poursuit le souvenir de sa mère assassinée.  Gerry, demi-frère de Monique, ne s’embarrasse pas de scrupules.  Entraînera-t-il Gabriel dans une chute définitive ? Histoire d’amour,  intrigue politique, quête métaphysique, Nirvana Blues est une initiation aux sommets et aux gouffres de l’expérience humaine.  Dans un premier roman remarquable, Le Fil de fer, Frédéric Gagnon avait déjà interrogé les limites bouleversantes de notre condition.  Il nous livre un récit qui explore les profondeurs de l’érotisme, de la spiritualité et du destin.  S’il met en scène des êtres tourmentés, l’auteur n’en admet pas moins la possible transfiguration de l’Homme.

Michel Samson

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L’AUTEUR d’Ombres sereines : Michel Samson est né et a grandi à Arvida. Après un bac en Littérature française à l’UQAC, il a poursuivi des études littéraires (maîtrise) à l’université Laval.  À vingt-quatre ans, il se retrouve enseignant au collégial. C’est un passionné.  Très vite il lui est apparu que parler de littérature à ses élèves demeurait insuffisant. Ateliers d’écriture, cours de production littéraire et d’écriture dramatique se sont donc succédé.  Il a également collaboré à l’écriture de plusieurs pièces de théâtre et touché à la mise en scène. Si de nombreux facteurs ont contribué à forger son style, les voyages se sont avérés un puissant déclencheur du besoin d’écrire.  Voyages en Europe et, surtout, l’exploration d’une Asie qui le fascine.  C’est ce monde lointain qui fraie son chemin à travers ses mots.

LE LIVRE : Asie : Vietnam.

Au hasard d’une rencontre au pays du Dragon Bleu, deux hommes au passé mystérieux entament une relation de maître à disciple et s’installent sur les berges du Mékong. Bien qu’immobiles, ils amorcent un voyage fascinant par les récits qu’ils se transmettent.  L’un raconte, l’autre écoute et cherche à comprendre le sens de son existence.  À travers contes, récits et anecdotes du Japon et du Vietnam, s’élabore un discours simple : celui du cœur. Shintoïsme, Bouddhisme et Zen ; la sagesse asiatique sert de toile de fond aux petits et grands drames de l’humanité. La parole complexe du bonze et le commentaire simple du paysan poursuivent les mêmes objectifs : définir l’être, saisir sa nature, l’incarner dans le moment fugitif.

Le voyage prend toute sa signification pour ces deux personnages énigmatiques : aller à la rencontre de l’autre, de l’âme, des forces et faiblesses humaines, avant de reprendre des sentiers aussi imprévisibles que différents… En apparence.

Michel Samson nous enchante par ces textes brefs, purs, mélodieux, calmes et aériens. Des airs de flûte Shakuhachi ; une source fraîche qui jaillit entre les pierres d’un jardin japonais.

Un dépaysement, en même temps qu’une plongée au cœur de ce qu’il y a de plus intime, de plus limpide, de plus valable en soi.

Dany Tremblay

L’AUTEUR de Tous les chemins mènent à l’ombre : dscn2700

Dany Tremblay a vécu son adolescence et  le début de sa vie d’adulte à Chicoutimi. Après un long séjour dans la région de Montréal, où elle a obtenu une maîtrise en Création littéraire à l’UQAM, elle s’est de nouveau installée au Saguenay où elle partage son temps entre l’écriture et l’enseignement de la littérature au Collège de Chicoutimi. Au début des années 80, elle s’est mérité le troisième prix de la Plume Saguenéenne en poésie.  Organisatrice de Voies d’Échanges, qui a accueilli, deux années de suite, une vingtaine d’écrivains à Saguenay, elle est aussi, à deux reprises, boursière du CALQ. Elle a été présidente de l’APES-CN de 2006 à 2008.

À ce jour, elle a publié des nouvelles dans plusieurs revues au Québec, a coécrit avec Michel Dufour Allégories amour de soi amour de l’autre publié en 2006 chez JCL et Miroirs aux alouettes, roman-nouvelles, publié en 2008 chez les Équinoxes, ouvrage auquel a participé Martial Ouellet.

LE LIVRE : Inutile de le nier, nous craignons tous de nous retrouver dans l’ombre, dans ces parties du monde et de soi où la lumière se raréfie.  Nous redoutons tous de nous retrouver à l’intérieur d’une caverne. Pourtant, une fois acclimatés, nous y voyons des choses que nous n’aurions jamais soupçonnées alors que nous évoluions au jour.

Les vingt-quatre nouvelles de ce recueil présentent  des personnages borderline, tourmentés, lucides, et qui ont choisi l’ombre.  Soit de vivre dans l’ombre de quelqu’un, soit d’agir dans l’ombre, d’y plonger pour de bon ou d’en émerger.  La paranoïa de l’un, la folie d’un autre, le désir de vengeance d’une adolescente, l’amour ravageur d’un homme pour une danseuse, la méchanceté d’un groupe de villageois…  Partout le pied et la raison dérapent…

Et dérapent d’autant plus qu’y joue une profonde dichotomie entre l’extravagance des personnages et des intrigues, et le style sobre, loin de toute esbroufe, qui soutient un texte près du langage parlé, presque familier.  Si jamais la comparaison entre style et musique signifie quelque chose, c’est au cool jazz qu’il nous faut comparer la nostalgie sage et efficace de la phrase de Dany T.

Cette auteure écrit avec patience et calme souverain, comme un marin qui suit le vent. L’histoire la porte. Elle dérive, pour le plaisir de se laisser drosser par les mots.


3 Responses to “Nos auteurs”

  1. boudrot dit :

    Car Chicoutimi c,est la capital de la grande région de la grande vallée

  2. boudrot dit :

    mais vous êtes tous de Chicoutimi

  3. Bonjour,

    Je me demande pourquoi les éditeurs ne donnent pas la bibliographie complète des oeuvres qu’ils publient : année de publication, pages et ISBN. Tout éditeur se doit d’être précis sur la marchandise qu’il offre. Certains ne renseignent même pas le lecteur sur le genre littéraire. Il faut préciser s’il s’agit d’un roman ou d’un essai. C’est comme pour les visses : il y a des visses à tête plate, à tête étoilée et à tête carrée sans compter la longueur. Précisions utiles pour le menuisier. Pour le libraire ou le chercheur les renseignements ci-dessus mentionnés sont capitaux.

    Cordialement
    Paul-André Proulx, recherchiste en littérature québécoise

    Cordialement

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