Aujourd’hui j’aimerais vous présenter Pascale Bourassa dont le roman, LE PUITS, paraîtra en août prochain.

Résumé
Début du vingtième siècle, au Québec. Deux sœurs, Angélique et Albertine. Le récit s’amorce quand elles sont enfants. Une famille. La mère, triste de son existence, voit avec déception ses enfants partir un à un. Le père mène sa vie en automate et constate la dégradation de sa relation avec son épouse, même s’il éprouve une grande passion pour elle. Angélique et Albertine deviennent femmes. Albertine, plus timide et réservée, rêve d’une vie tranquille. Angélique épouse un voisin, Josef, et lui donne un fils, Antony. Mais elle se sent prisonnière de son rôle social et rêve de devenir peintre, comme sa mère avant elle. Elle laissera donc Antony aux bons soins de sa sœur et offrira littéralement son mari, Josef, à Albertine qui l’aimait déjà en secret, et quittera tout. Elle vivra à Québec avec un amant et y concrétisera son rêve de peindre.
Josef, compagnon d’Albertine et ancien époux d’Angélique, est écartelé entre ces deux femmes et passe ses journées à boire à la taverne du village, tandis qu’Antony écrit des lettres d’amour enflammées à sa mère. Il se consolera auprès d’une fillette asiatique qui deviendra son amie. Elle permettra au garçon esseulé de s’évader grâce aux bribes de culture chinoise qu’elle lui présente et qui les font rêver. Angélique et Albertine, marginales pour leur époque, seront perçues comme dangereuses, sorcières, par les gens du village.
Les destins de ces deux sœurs s’entrecroisent dans un mélange de fureur, de folie et de lucidité, jusqu’à ce qu’elles s’unissent à jamais au-delà de la mort, par la mort/naissance qu’offre ce puits où lumière et ombres fusionnent… Tout ceci dans un style envoûtant, incantatoire, qui enveloppe et distingue, riche. Riche non seulement par l’esthétique, l’expression, mais aussi par ses musiques de mers sourdes et ses échos de grottes intérieures. Le tout marié à une faculté d’analyse qui déconcerte. Une expérience de lecture que l’on n’oublie pas.
NOTICE BIOGRAPHIQUE :
Pascale Bourassa est née au Lac-Saint-Jean dans une petite ville près d’une rivière. Elle a demeuré neuf ans à Montréal où elle a fait des études en création littéraire et obtenu une maîtrise en 2001. Pascale adore la lecture, et ses gouts littéraires sont très variés. Parmi ses auteurs préférés, on retrouve : Virginia Woolf, Victor Hugo, Léon Tolstoï, Zelda Fitzgerald, Arthur Rimbaud. Chez les auteurs québécois, elle aime beaucoup St-Denis Garneau, Gabrielle Roy et Ying Chen. Elle avoue avoir été influencée par Anne Hébert dont elle admire les œuvres. Son écriture s’inscrit en partie dans le mouvement psychanalytique. Pascale Bourassa pratique également l’écriture automatique : elle croit que le roman se construit autour de l’écriture et que c’est dans et par l’écriture que l’histoire émerge. Pascale écrit depuis son tout jeune âge. Elle écrit pour le plaisir et pour transmettre sa vision du monde. Sans utiliser l’écriture autobiographique, elle s’inspire des gens qui l’entourent et qu’elle aime observer et analyser. La psychologie humaine la fascine. Elle adore découvrir de nouveaux pays et de nouvelles cultures. Elle habite maintenant l’Alberta et montre une prédilection pour les grands espaces, calmes et sauvages, de l’ouest canadien ; toutefois, l’eau lui manque beaucoup dans ces contrées sèches et planes. Elle apprend à connaître la culture anglophone, mais la culture québécoise lui manque. Le Puits est son premier roman.
CE QUI CARACTÉRISE SON ÉCRITURE :
· Une nouvelle auteure, une nouvelle voix, une esthétique.
— Une langue propre à cette jeune romancière ; une nouvelle musique ; une nouvelle façon de faire chanter la phrase française.
— Un premier roman qui fera époque dans la littérature québécoise.
– Un récit intimiste qui ne peut laisser indifférent.
–Un récit féministe à chaud. Existentiel. Sans dialectique, sans démonstrations. Une expérience envoûtante de fureur et de désir.
–Un roman qui se résume avec difficulté parce qu’il est aussi complexe et touffu que la passion, que l’érotisme impérieux qui le sous-tend.
(À suivre…)
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